[MUTUALITE] Un accord Formation Professionnelle en vue

Publié le 28/07/2020

D’ici la rentrée de septembre les syndicats devront rendre leur avis sur la proposition d’accord sur la formation professionnelle.

A la suite de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel la délégation des employeurs a proposé un texte qu’il faut maintenant affiner. « Nous devons donner notre réponse entre juillet et septembre, indique Franck Roger délégué syndical CFDT du groupe VYV président de la commission paritaire nationale pour l’emploi et la formation professionnelle (CPNEFP). Nous avions des idées assez novatrices qui n’avaient pas été reprises pour le premier accord. Dans notre secteur il y a très peu d’obligations de formation professionnelle sauf pour les métiers de la santé, à part ce qui relève de la distribution des assurances et du la Règlement général de la protection des données. A part ces métiers il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme pour évoluer dans la mutualité. L’objectif de la CFDT est d’augmenter les fonds dédiés à la formation. Une contribution conventionnelle obligatoire est prévue dans la convention collective. Une contribution de l’employeur servant à financer des projets paritaires si possible diplômant fait partie des axes importants que nous défendons. Un autre axe est d’inscrire dans l’accord de branche l’obligation des employeurs de négocier des accords de formation dans chaque entreprise. L’objectif est de mobiliser des fonds supplémentaires pour la formation et de sensibiliser les équipes CFDT à ce sujet car ils devront négocier les accords au sein de leurs entreprises. L’autre idée pour renforcer l’appétence envers le sujet de la formation pour les équipes de la CFDT est de mettre en place des commissions formation au sein des CSE quelle que soit leur taille. Nous voulons glaner des informations dans les rapports et les procès-verbaux des CSE et sur l’expertise de la politique sociale des entreprises. Nous souhaitons également voir se développer l’attribution de primes lorsque les salariés obtiennent un diplôme afin de les motiver à développer leurs compétences. Cette disposition avait été mise en place en 2015 et elle avait plutôt bien fonctionné. Nous demandons aussi la mise en place de co-financements pilotés de façon paritaire afin que les employeurs participent un peu plus au financement des formations. Nous voulons un maintien de l’obligation faite aux employeurs d’une contribution supérieure à 25 % de la contribution légale. Nous souhaitons que ce soit écrit pour une mise en place rapide dès que cela sera possible. Tout le monde peut y trouver son compte.  Nous sommes en retard en matière d’apprentissage. Compte tenu de cette situation nous envisageons la mise en place d’un CFA « hors les murs » en travaillant avec plusieurs CFA. Nous voulons avoir une définition précise et partagée du parcours de formation qui actuellement n’est pas défini notamment en termes de volume d’heures. Pour nous une heure d’e-learning n’est pas une action de formation. Nous voulons un développement du dispositif PROA qui concerne les salariés qui sont en démarche pour acquérir de nouvelles qualifications. Il nous faut des certifications et des diplômes. L’accord déposé par la DGT concerne 95 diplômes. Il existe des certifications de branche de conseillers, commerciaux, spécialistes prestations ou chargé d’accueil.  Il faut s’attendre à plusieurs mois d’aller-retour. Cet accord est l’objet de beaucoup d’enjeux et d’ambitions. Nous devrions parvenir à nous entendre sur pas mal d’éléments. »