[SÉCU] LA CFDT DEMANDE À ÊTRE RECUE PAR FRANCOIS BRAUN, MINISTRE DE LA SANTÉ ET DE LA PRÉVENTION
La CFDT et l'interfédérale ont adressé, le 8 novembre 2022, un courrier au Ministère de la Santé et de la Prévention pour réitérer leur demande de rencontre sur le sujet des salaires et de l'emploi à la Sécurité Sociale.
Monsieur le Ministre,
L’intersyndicale regroupant les fédérations CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC fait suite à son précédent courrier adressé à vos services le 6 juillet dernier resté à ce jour sans réponse de votre part.
L’intersyndicale réitère donc sa demande de rencontre au plus vite. En effet, le constat commun d’une situation de plus en plus dégradée dans les organismes du Régime Général tant sur les conditions de travail que sur la baisse du pouvoir d’achat des salariés demeure.
La récente augmentation de 3,5%, actée avec effet du 1er octobre dernier, reste très insuffisante au regard d’une inflation de 5,6 % à fin septembre sur les 12 derniers mois. Les fédérations CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC réaffirment l’importance d’un retour à une négociation sincère et loyale sur les salaires.
L’engagement permanent et fort des agents de la Sécurité sociale pour accomplir leurs missions de service public n’est plus à démontrer, malgré une charge de travail en augmentation « constante » en lien, entre autres, avec la baisse « constante » des effectifs, une pression du chiffre, des outils informatiques défectueux ou inopérants, des instructions contradictoires, des législations qui évoluent du jour au lendemain…
Cela entraine des conditions de travail intenables dans les organismes. Les agents sont désormais confrontés à une situation dans laquelle ils ne peuvent plus exercer correctement leur métier. Cela peut avoir y compris des conséquences sur leur santé ou encore, les inciter à quitter la Sécurité sociale. Ainsi, nous constatons que les arrêts maladie (dépression, burn-out), les abandons de poste ou encore les démissions se multiplient. Sur ce sujet d’ailleurs, les alertes dans les organismes sont de plus en plus nombreuses.
Aujourd’hui, ce sont aussi les assurés, les allocataires, les pensionnés et les cotisants, qui subissent tous ces dysfonctionnements avec des délais importants de traitement et des retards de paiement de certaines prestations qui engendrent également des difficultés d’accès aux droits et aux soins.
Face à un taux d’inflation inédit, ces situations créent encore plus de précarité et la qualité du service attendu est souvent empêchée.
Aussi, les fédérations CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC vous alertent en amont de la négociation des futures COG sur les effets négatifs des réductions d’effectifs en CDI, la dégradation des Systèmes d’Information, la baisse des moyens financiers avec en face des objectifs COG tels que la prise en charge de nouvelles missions, l’amélioration du service rendu au public… Il est demandé de faire toujours plus et mieux avec moins de moyens.
L’inquiétude des organisations syndicales est forte quand on sait que le Ministère a missionné l’IGAS et l’IGF afin de trouver des pistes pour effectuer davantage d’économies de gestion à l’occasion des nouvelles COG.
D’ailleurs il est regrettable que les conclusions de ce rapport ne soient pas communiquées aux organisations syndicales.
C’est pour toutes ces raisons que les organisations syndicales tirent la sonnette d’alarme et demandent à être reçues rapidement au Ministère.
Les fédérations CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC réaffirment la nécessité d’effectifs suffisants en CDI pour faire face aux charges de travail, d’une augmentation significative de la valeur du point chaque année tenant compte du niveau d’inflation et d’une réouverture de la négociation sur la classification avec une enveloppe budgétaire à la hauteur des attentes des salariés.
Face à cette urgence, les fédérations CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC demandent, Monsieur le Ministre, à vous rencontrer au plus vite.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, nos sincères salutations.