Déclaration intersyndicale Sécurité sociale 20 octobre 2026
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Ce mardi 20 octobre, l’intersyndicale de la Sécurité sociale a franchi une nouvelle étape dans le mouvement de boycott des instances paritaires engagé face à l’absence de réponse sur les salaires. Après avoir interpellé une nouvelle fois l’Ucanss, les six fédérations syndicales ont quitté la réunion paritaire nationale consacrée à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), l’employeur n’étant pas en mesure de s’engager sur l’ouverture d’une négociation salariale.
Depuis plusieurs semaines, les fédérations CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et UNSA multiplient les interpellations pour obtenir une augmentation significative de la valeur du point des salariés de la Sécurité sociale. Face à l’absence de perspectives concrètes, elles ont engagé une démarche intersyndicale visant à faire évoluer le rapport de force avec la Fédération employeur et les pouvoirs publics.
Après avoir quitté la RPN du 9 octobre, les organisations syndicales ont décidé, lors de leur réunion du 12 octobre, de renforcer leur action commune. Cette démarche s’est notamment traduite par l’envoi, le 15 octobre, d’un courrier à la direction générale de l’Ucanss exigeant la convocation, avant le 5 novembre, d’une véritable négociation salariale assortie d’une enveloppe budgétaire dédiée à la revalorisation de la valeur du point.
La réunion du 20 octobre constituait ainsi une nouvelle occasion pour l’Ucanss d’apporter une réponse à cette exigence. En ouverture de séance, les six fédérations ont donné lecture d’une déclaration commune rappelant leurs revendications et annonçant leur intention de quitter la réunion en l’absence d’engagement concret.
En réponse, l’Ucanss a indiqué qu’il n’était pas possible d’ouvrir une négociation salariale à ce stade. Elle a toutefois précisé poursuivre ses échanges avec les autorités de tutelle afin de tenter d’obtenir les moyens financiers nécessaires pour répondre aux demandes de l’intersyndicale.
Cette réponse, qui ne constitue pas l’engagement attendu, a conduit l’ensemble des organisations syndicales à quitter collectivement la séance, conformément à la position annoncée dans leur déclaration.
Ce nouvel épisode marque une étape supplémentaire dans le processus de boycott engagé par l’intersyndicale. Il traduit la volonté commune des six fédérations de ne pas poursuivre les négociations dans les conditions actuelles, tant que la revendication salariale prioritaire des salariés de la Sécurité sociale ne fait pas l’objet d'une réponse concrète.
Pour la fédération CFDT PSTE, cette situation ne peut perdurer. Il appartient désormais à l’Ucanss, au Comex et aux pouvoirs publics de créer les conditions d’une véritable négociation, avec les moyens financiers nécessaires pour aboutir à une revalorisation significative de la valeur du point.
Dans l’attente, l’intersyndicale appelle les salariés à poursuivre et amplifier la mobilisation dans les organismes, notamment dans la perspective de la journée de grève intersyndicale et interprofessionnelle du 5 novembre 2026.