Lettre de l'intersyndicale à l'UCANSS du 15 octobre 2026
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Face à l’absence de réponse de l’Ucanss sur la revalorisation de la valeur du point, les six fédérations syndicales de la Sécurité sociale haussent le ton. Dans un courrier adressé à la direction générale de l’Ucanss le 15 octobre, elles exigent l’ouverture d’une véritable négociation salariale avant le 5 novembre 2026, date d’une nouvelle journée de mobilisation et de grève.
Alors que le pouvoir d’achat des salariés de la Sécurité sociale demeure une préoccupation majeure, les organisations syndicales dénoncent l’absence de perspectives concrètes en matière de revalorisation salariale.
Lors de la réunion paritaire nationale (RPN) du 9 octobre, consacrée au travail à distance, l’Ucanss n’a une nouvelle fois apporté aucune réponse à la revendication d’augmentation de la valeur du point. Face à cette situation de blocage, les six fédérations syndicales ont décidé de quitter la séance pour marquer leur désaccord.
Réunies en intersyndicale le 12 octobre, les fédérations CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et UNSA ont décidé d’interpeller officiellement la direction générale de l’Ucanss. Dans leur courrier du 15 octobre, elles exigent la convocation, avant le 5 novembre, d’une RPN consacrée aux salaires, assortie d’une enveloppe financière dédiée permettant une augmentation significative de la valeur du point.
Cette revendication répond à une attente forte des salariés, déjà exprimée lors de la mobilisation du 29 septembre. Face à l'absence d'avancées, l'intersyndicale appelle les salariés de la Sécurité sociale à se mobiliser et à faire grève le 5 novembre 2026, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle.
D’ici là, les organisations syndicales invitent les salariés et les militants à se réunir dans les organismes, à débattre des actions à engager et à multiplier les initiatives locales pour construire le rapport de force nécessaire.
Pour la CFDT PSTE, la revalorisation de la valeur du point demeure une exigence essentielle pour reconnaître le travail et l’engagement des salariés de la Sécurité sociale et préserver leur pouvoir d’achat. Il appartient désormais à l’Ucanss et aux pouvoirs publics d’apporter des réponses concrètes à cette revendication.